Zoom sur le Collège de droit

Formation
Crédit photo : Adobe stock
Partons à la découverte d’un parcours d’excellence avec Émilie Naton, étudiante en Master1 de droit public, qui nous parle de ses années passées au Collège de droit dont elle vient d’obtenir le Diplôme d’Université (DU) avec la mention Très Bien…

Quel est votre parcours universitaire ?

Après un Bac ES spécialité maths, j’ai suivi une licence en droit classique, en choisissant les TD de droit public en troisième année de licence. Cette année, j’ai suivi le Master 1 de droit public interne dispensé par la Faculté de droit de Grenoble, avec la mention collectivités territoriales.

J’ai intégré le Collège de droit en fin de deuxième année de licence car j’aimais son principe: des matières d’ouverture qui venaient compléter mon cursus, en groupe réduit, avec des étudiants aux affinités différentes (en M1, quasiment tous les masters sont représentés, ce qui apporte de la richesse à la réflexion et au débat). J’aimais particulièrement le fait que ce soit des conférences qui permettent d’acquérir une culture générale, para-juridique voire extra-juridique, et qui participent à se construire un esprit critique.

Comment se sont déroulées vos années au Collège de droit ?

Les sessions du Collège de droit se déroulent avant la rentrée de septembre, et après les partiels d’avril/mai, pendant une ou deux semaines. Cela permet de ne pas alourdir la charge de travail durant l’année universitaire et donc de mener à bien les deux formations.

Durant ces années, j’ai aimé rencontrer des professionnels : d’abord des médecins ou médecins légistes, qui nous ont exprimé leur vision de situations dans lesquelles le droit n’est pas facile à appliquer (législation sur la fin de vie par exemple), ou encore un avocat pénaliste. Les « anecdotes » et histoires personnelles racontées sont toujours marquantes et passionnantes.
J’ai aussi aimé les conférences qui sont l’occasion de débats entre nous et avec le Professeur, sur l’actualité (féminisme, droits de l’Homme, actualité juridique…). J’ai adoré les conférences où la politique et/ou la philosophie sont confrontées au droit, ou encore les thèmes sur l’écologie.
Un réel effort est fait pour nous proposer des interventions originales et riches : par exemple, cette année, nous avons eu une conférence avec une juriste de l’Organisation internationale pour les migrations. C’est une opportunité qui ne se présente pas forcément en dehors du cadre du DU et qui est extrêmement enrichissante !

Quel bilan tirez-vous de cette formation ?

Cette formation m’a apporté de nombreux bénéfices, en premier lieu, une certaine aisance à l’oral, en tous cas une bonne préparation pour les oraux devant un jury : comme il y a un Grand Oral à chaque session pour la valider, et des exercices de rhétoriques durant le cursus, c’est vraiment une très bonne préparation, qui nous manque dans le cursus classique ! Ensuite, une culture générale plus large que le seul enseignement juridique reçu durant la licence et/ou le master et donc des éléments de culture juridique en plus, qui enrichissent le cursus d’étudiant (et les copies, par la même occasion !).
Le DU permet aussi de créer une certaine cohésion entre les étudiants d’une même promo, ce qui est un « plus » appréciable par opposition à l’anonymat habituel de l’Université, surtout en licence.

Je n’ai pas rencontré de difficulté particulière lors de la formation. Je sais toutefois que certains ont pu avoir du mal à trouver le stage (il faut un stage de 3 semaines pour valider le DU), mais les professeurs sont très à l’écoute et aidant à ce niveau-là.

Finalement, je pense que ce diplôme est un vrai atout pour le CV car les Facultés qui dispensent un tel DU savent à quoi il correspond et ce qu’il signifie. Celles qui ne le dispensent pas en ont connaissance, et dans le cas contraire, cela permet de piquer la curiosité du recruteur. Je pense que c’est le gage d’un certain sérieux de la part de l’étudiant qui s’est investi dans le diplôme et d’un bagage de connaissances personnelles élargi.

Quels sont vos projets futurs ?

Dans l’idéal, je désire intégrer l’IEP d’Aix en Provence pour suivre le Master 2 carrières publiques en parallèle de la Préparation générale aux concours de la fonction publique. Il s’agit de mon premier vœu qui est donc toujours lié au droit (public). Comme les masters 2 sont sélectifs, j’ai également candidaté en M2 droit public fondamental, dispensé par les Facultés de droit de Lyon II et Lyon III ainsi que celle de Saint-Etienne, ainsi qu’au M2 histoire, théorie et pratique des droits de l’homme à la Faculté de droit de Grenoble.

Je souhaite passer l’année prochaine le concours des Instituts Régionaux d’Administration (IRA) pour devenir fonctionnaire d’Etat, plus précisément Attachée d’administration d’Etat, de préférence auprès du ministère de l’éducation nationale. Je sais toutefois que cela pourra certainement changer durant ma formation si j’intègre l’école.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui souhaitent intégrer le Collège de droit ?

Le premier conseil serait d’être assidu et sérieux dans l’apprentissage en licence, car ce sont en premier lieu les notes qui permettent l’accès au diplôme. Ensuite, de ne pas se cantonner à l’enseignement pur reçu en cours, de saisir les opportunités autres qui peuvent se présenter à eux (concours d’éloquence, rédaction d’articles…) et d’être curieux, au fait de l’actualité. Ce sont des réflexes qui conduisent à améliorer ses copies (et donc ses notes…) et à s’imprégner de l’état d’esprit du DU.
Publié le  23 juillet 2018
Mis à jour le  1 juillet 2024