Rencontre avec la Présidente du BDE Droit

Découvrez l'interview de Solène Michel, étudiante en Licence 2 Droit à Grenoble et présidente du Bureau des étudiants (BDE) Droit depuis mai 2025.

Pouvez-vous nous présenter le BDE Droit ?

La mission principale du BDE est d’aider les étudiants au quotidien et d’améliorer leur vie étudiante. C’est une association généraliste, ouverte à tous les étudiants de la Faculté de droit, qui propose des actions variées. Le BDE compte 40 membres cette année, principalement des étudiants de Licence.

Le BDE organise une trentaine d’événements par an, que l’on peut regrouper dans 3 thématiques :
  • Les événements festifs : weekend d’intégration, soirées, activités (Jump Park, par exemple)... 
  • Les événements juridiques, liés à notre formation en droit : sortie au tribunal, procès fictif, conférences...
  • Les événements sociaux : vente de crêpes pour des associations, envoi de lettres de Noël pour les personnes isolées, collecte de livres pour les enfants placés en foyer, participation au mois de l’égalité (notamment à travers une conférence sur la marchandisation du corps des femmes et la diffusion d’un film sur les violences sexuelles et sexistes)...
Au-delà de l’événementiel, le BDE a un rôle de transmission d’information. Par exemple, on réalise des interviews de professionnels et de professeurs pour valoriser les métiers les moins connus du droit, on apporte des conseils pour les candidatures en Master, on sensibilise les étudiants à certains mouvements sociaux comme Movember ou Octobre rose... Cela passe par une communication sur les réseaux sociaux, essentiellement sur Instagram pour le moment, même si je souhaite qu’on relance nos comptes TikTok et LinkedIn.  

Comment fonctionne le BDE ?

Pour fonctionner, le BDE est piloté par 5 « cadres » qui prennent les grandes décisions. En tant que présidente je suis accompagnée d’un vice-président, d’un secrétaire, d’un trésorier et d’un délégué général. Il y a aussi des responsables de pôles : événement, partenariat, juridique, innovations sociales et communication, qui gèrent des projets.

Pour ma fonction de présidente, je passe beaucoup de temps à rechercher les bonnes informations pour gérer au mieux toutes mes missions. J’ai suivi une formation proposée par la DVE (Direction de la vie étudiante) qui est intéressante mais elle est limitée à 3 personnes de l’association, ce qui est très peu. Je pense que c’est très important de mieux former l’ensemble des étudiants engagés dans l’association. J’essaie donc de leur transmettre un maximum d’informations et j’échange aussi avec les autres BDE. Tous les présidents d’associations ne sont pas au courant des responsabilités juridiques associées à leur rôle alors parfois je leur explique quelques notions car pour moi c’est plus facile, je connais le droit !

D’un point de vue financier, l’association fonctionne grâce aux ventes réalisées lors des événements festifs, à des partenariats économiques et des subventions apportées par la Faculté de droit, la DVE (subvention par événement) et, occasionnellement, par le CROUS.

Comment abordez-vous la question de la responsabilité sociale et environnementale de votre association ? 

Sur le plan social, nous avons la responsabilité d’assurer le bien-être des participants aux événements, qui peuvent être nombreux (jusqu’à 500 personnes pour une soirée au bar, et 800 en boîte). à chaque événement festif, des personnes sont donc chargées de « surveiller » la soirée, on les appelle des personnes de confiance. Elles sont reconnaissables par leur T-shirt bleu, et leur photo est diffusée sur Instagram en amont des soirées. Elles veillent aux malaises, aux personnes isolées... Pour le gala, on commande des véhicules Uber, à la charge de l’association, pour les étudiants qui ont des difficultés à rentrer chez eux. J’ai aussi pris contact avec une association pour planifier une formation des membres à la gestion des éventuels débordements en soirée. 

Le BDE est aussi un acteur majeur dans la remontée des problématiques étudiantes auprès de la Faculté parce qu’il est souvent plus facile de parler entre étudiants. J’ai, par ailleurs, la possibilité de faire porter leur voix au Conseil de Faculté dont je suis membre.

Sur l’aspect environnemental, nous avons peu d’accompagnement donc nous nous limitons à des gestes simples, à savoir, trier et limiter le gaspillage en réutilisant au maximum les choses. Par exemple, on propose des « Ecocup» plutôt que des verres en plastique.

Quel regard portez-vous sur la vie étudiante ?

Je trouve qu’il est de plus en plus compliqué de motiver les étudiants. Pour le weekend d’intégration, par exemple, nous avons réuni seulement 90 étudiants alors que nous sommes plusieurs milliers à la Faculté. Ce chiffre baisse d’année en année, ce qui nous pousse à faire évoluer les actions qu’on propose. On note globalement une baisse de la participation sur les événements festifs mais, à l’inverse, une progression de la fréquentation des événements juridiques. Par exemple, le procès fictif a rassemblé 200 personnes l’année dernière et la visite du Tribunal correctionnel a rencontré un grand succès avec une réservation très rapide de toutes les places disponibles. La nouvelle génération est peut-être plus sérieuse !

C’est aussi pour ça que j’ai décidé de développer les interviews de professionnels et de mettre en place des conférences métiers. Le BDE doit évoluer et tous ces nouveaux événements sont très intéressants pour les étudiants.  

Qu’est-ce que votre engagement au sein du BDE vous apporte sur le plan personnel et professionnel ? 

Être membre du BDE apporte beaucoup sur le plan personnel et professionnel. Ça permet de rencontrer des professionnels du droit et de mieux comprendre les métiers, mais aussi de pratiquer concrètement le droit. On est, par exemple, amenés à rédiger des contrats de partenariat, des conventions, ou à gérer des questions de responsabilité.

C’est aussi une expérience humaine forte, parce qu’on travaille avec des étudiants de différentes promotions, de différents âges, ce qui crée beaucoup d’entraide et de liens.

C’est enfin une vraie expérience en gestion d’équipe. Encadrer une quarantaine de bénévoles, organiser le travail, répartir les rôles et gérer les imprévus, ça demande beaucoup d’organisation et de communication.
Publié le  5 mars 2026
Mis à jour le  9 mars 2026