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Photo Communauté Université Grenoble Alpes - "Ma thèse en 180 secondes 2019"
Formation, Vie étudiante

Rencontre avec Lencka Popravka, doctorante à l’EDSJ

Découvrez le témoignage de Madame Lencka Popravka, doctorante au sein de l’École doctorale sciences juridiques de Grenoble et finaliste régionale du concours « Ma thèse en 180 secondes ».

Quelle est votre situation actuelle ?

Je suis doctorante en 3ème année de thèse et chargée de TD en droit de l’Union européenne. Je travaille sous la direction du Professeur Catherine Schneider.

Quel est votre sujet de thèse ?

Mon sujet porte sur le contrôle des valeurs de l’Union européenne au prisme de l’article 7 du traité de l’Union européenne.

Pourquoi avez-vous choisi de faire le concours « Ma thèse en 180 secondes » ?

Je recherchais deux choses dans ce concours. Tout d’abord, avoir le moyen d’aborder ma thèse tout en sortant un peu de l’enfermement du chercheur. Ensuite, trouver des méthodes de vulgarisation qui conviennent aux sciences juridiques.

En quoi consiste ce concours ?

C’est un concours de vulgarisation, ou médiation scientifique, qui demande au candidat de ramasser sa pensée pour expliquer en 180 secondes ce qu’il fait réellement dans le cadre de sa thèse et quel en est l’intérêt. Le concours débute par une formation à la prise de parole dispensée par un professionnel du théâtre. Une fois la formation suivie, une sélection des candidats est réalisée…

Comment sont sélectionnés les candidats ?

Sur 20 étudiants en formation, 15 ont été sélectionnés pour la finale régionale. Concernant les critères de sélection, il y a toujours une part de subjectivité mais ce qui compte c’est la lisibilité du propos, la qualité de l’expression orale et la gestuelle sur scène. Il faut aussi faire comprendre son sujet de thèse et son intérêt.

Quelles sont les différentes étapes du concours ?

Après la finale régionale, vient la demi-finale nationale, puis la finale nationale et enfin la finale de la francophonie. Chaque fois, le jury est composé d’un expert du monde académique, un professionnel du journalisme et de la communication, une personnalité du monde économique et un doctorant ayant participé à une édition précédente du concours.

Comment vous êtes-vous préparée à ce concours ?

J’ai présenté mon texte à chaque début d’atelier de formation. Il y a deux façons d’appréhender l’exercice : soit on apprend son discours par coeur, soit on en retient uniquement la structure et l’on forme des phrases sur le moment. J’ai choisi cette deuxième option ce qui permet de pouvoir rectifier son texte sans paniquer si l’on voit que l’on n’est pas en phase avec le chrono !

Quelle place avez-vous obtenue au concours ?

J’ai été finaliste régionale mais je n’ai pas été retenue pour la finale nationale qui aura lieu à Grenoble, à la MC2, le 13 juin prochain. Le niveau était élevé cette année, il n’y a eu aucune mauvaise prestation. Il n’y a pas de classement entre les finalistes mais j’ai su que ma prestation avait été appréciée par le jury et le public donc je suis satisfaite !

Quel est votre ressenti par rapport à ce concours ?

Je le recommande chaudement car il donne des compétences utiles pour la vie académique et professionnelle. C’est une expérience dure à appréhender que d’être devant un public de 500 personnes, cela nous permet de nous préparer à parler devant des étudiants. Cependant, si je dois donner une limite à ce concours, ce serait son format qui a tendance à privilégier les candidats qui étudient des sciences dures, peu connues du public. Leurs termes complexes cachent souvent des réalités simples à comprendre alors qu’en sciences juridiques c’est l’inverse ! Les termes que l’on utilise semblent basiques mais ils sont en fait beaucoup plus subtiles ce qui est difficile à expliquer.

Quels conseils donneriez-vous aux doctorants souhaitant préparer le concours ?

Il faut y aller ! J’étais la seule en sciences juridiques, la majorité des candidats proviennent des sciences dures... Il ne faut pas se sentir illégitime.

Quel est votre projet professionnel ?

Je souhaite devenir enseignant-chercheur, si possible à Grenoble mais j’irai là où je pourrai exercer !
Mis à jour le  6 mai 2019