1. Questions générales sur la mention droit


> Le type de baccalauréat a-t’il de l’importance ?

Non pour les bacs généraux, les étudiants réussissent de manière assez similaire. Le raisonnement juridique suppose des logiques assez proches de celles dispensées dans les filières « S », mais il convient d’avoir une très bonne capacité de rédaction et d’expression, souvent constatée pour les bacheliers de filière « L » et « ES ».
En revanche, les bacheliers d’une filière non « générale » ne réussissent que très rarement.


> Y a-t-il une sélection en fin de L1 ?

Non, à la différence de la médecine qui a un cadre réglementaire à part, la première année d’études universitaires n’est pas sélective. Cependant, la réussite suppose bien sûr d’assimiler les connaissances (et d’atteindre 10 de moyenne). Environ 60% des étudiants qui viennent en cours et aux examens réussissent leur L1 chaque année, avec des fortes disparités entre les baccalauréats généraux et les autres (v. autre question).


> Les étudiants sont-ils individuellement accompagnés ?

Non, l’enseignement supérieur suppose l’apprentissage de l’autonomie. Des parrains et des tuteurs sont mis en place pour les étudiants en difficulté, et les enseignants sont toujours à l’écoute. Cependant, il faut rapidement apprendre à travailler de manière autonome, et donc à s’imposer une discipline de travail exigeante.


> Les études de droit sont-elles parmi les plus difficiles ?

Pas plus que l’ensemble des autres filières de l’enseignement supérieur ! La difficulté est de vérifier son intérêt pour une matière jamais étudiée auparavant. Ce qui compte, c’est le métier que vous voulez exercer : s’il suppose des études de droit, il faut se lancer ! Il y a un important travail de mémorisation mais qui doit s’accompagner d’un travail de compréhension. Le droit, ce n’est pas du « par-cœur ».


> Quelle est la part du contrôle terminal / continu ?

Le contrôle terminal est majoritaire. Certaines matières ne sont qu’avec un contrôle terminal (le plus souvent un écrit) ; d’autres mélangent un contrôle continu (en TD : travaux dirigés) et un contrôle terminal (écrit). Globalement, le contrôle terminal représente +/- 80% de l’évaluation.


> Y a-t-il un rattrapage pour les examens terminaux ?

Oui, c’est réglementaire. Tout étudiant peut le passer à la condition de ne pas avoir validé en session 1.


> La présence en cours est-elle obligatoire ?

Oui pour les travaux dirigés. Cependant les étudiants qui réussissent sont ceux qui viennent également aux cours magistraux.


> Quelle quantité de travail est nécessaire ?

C’est difficile à dire car vous ne serez pas tous égaux quant à la capacité de compréhension et d’assimilation. Les cours (CM et TD) représentent environ 30h par semaine. La nécessité de travailler ses cours et de préparer ses séances de TD fait qu’il faut compter au moins autant de travail personnel le soir et les fins de semaine, donc vous aurez vite des semaines dans lesquelles vous passerez 70h sur vos études. Précisons que l’année est courte (septembre – avril pour les étudiants ne passant pas le rattrapage).


> Quelles matières faut-il avoir appréciées au lycée pour faire du droit ?

Aucune réponse ne peut vraiment être donnée car vous n’avez jamais fait de droit…. Mais, le droit suppose d’avoir de l’intérêt pour les questions économiques, sociales, historiques. Si vous avez suivi la matière DGEMC (filière « L »), il faut en avoir apprécié le contenu bien que cela ne recouvre pas totalement le droit. Par ailleurs, il faut être à l’aise en Français : le droit suppose de lire et comprendre des textes, décisions, jugements et arrêts, et de beaucoup rédiger.


> Quelle différence entre la licence de droit et le DUT carrières juridiques ?

Le DUT est un diplôme sur 2 ans, qui débouche sur des professions intermédiaires. Le DUT propose certaines matières juridiques proposées en licence de droit mais d’autres sont remplacées par des formations de gestion ou bien encore d’informatique… C’est pour cette raison que l’obtention d’un DUT ne permet pas d’accéder de droit à une troisième année de licence. De même, une licence professionnelle ne permet pas d’accéder à un master. En conséquence, si vous ambitionnez d’exercer un métier dont le concours ou le niveau est bac +3 ou plus, il faut vous inscrire en licence générale.


> Quelle différence entre les études de droit à la Faculté et l’Institut d’études politiques ?

Outre le fait que les modalités d’inscription sont différentes, le contenu de la formation n’est pas le même : vous étudiez le droit à la Faculté de droit, et la science politique en IEP. Certains débouchés sont cependant communs.


> Les cours sont-ils dématérialisés ?

Non, aucun cours de première année de licence n’est dématérialisé. La Faculté de droit privilégie le face-à-face pédagogique, permettant un échange entre l’enseignant et l’étudiant en CM et surtout en TD.


> Quelle différence entre les parcours « droit », « droit-langues », « droit économie gestion » et « franco allemand » ?

La licence mention « droit » a 4 parcours. Le parcours « droit » est une licence générale. Les 3 autres sont des doubles diplômations : deux diplômes sont acquis en 3 ans. Ils sont sélectifs et à capacité limitée. Voyez leurs fiches spécifiques.


> Y a-t-il des passerelles en cours de licence avec d’autres disciplines ?

Non, ou du moins sont-elles marginales. La licence est une formation de 3 ans, ayant sa cohérence, et s’engager en L1 suppose une logique de formation jusqu’à la L3 au moins.


> Y a-t-il des métiers accessibles avec une licence (sans master) ?

Oui quelques-uns (voyez les fiches métiers), mais la plupart des professions réglementées (magistrats, avocats, notaires, fonction publique, etc.) et des recrutements en secteur privé se font avec une première année de master (bac +4) voire un master complet (bac+5). La sélection se fait actuellement en fin de M1 pour accéder en M2.


> Y a-t-il des cours le soir ou le samedi ?

Non, aucun cours après 20h ni le samedi.


> Puis-je faire des stages ?

En licence, le stage n’est pas obligatoire mais vivement conseillé. Cela vous permet de vérifier votre intérêt pour tel ou tel métier. Il doit se faire en dehors des périodes pédagogiques.


> Puis-je étaler mes études de licence sur plus de 3 ans ?

Le redoublement est de droit lorsque vous n’avez pas validé, et les matières validées sont conservées. En revanche, vous devez aller à tous les cours obligatoires sous peine d’être défaillant : les enseignements ne sont pas « à la carte ».


> Comment en savoir plus sur la licence de droit ?

Toutes les questions que vous vous posez sur le programme trouvent des réponses dans la plaquette de la formation, téléchargeable sur le site Internet de la Faculté de droit.

2. Questions spécifiques sur le parcours franco-allemand


> Est-ce que j’obtiendrai le diplôme français de licence ?

Oui les étudiants obtiennent le diplôme français de la licence en droit ainsi que le "Zertifikat Studien des deutschen und französischen Rechts" délivré par l’Université de la Sarre. Les étudiants peuvent donc alors candidater en master en France et à un LLM en Allemagne.


> Est-ce que je peux choisir les deux années passées à l’université de la Sarre ?

Non. Le parcours est défini tel que suit : les deux premières années à l’Université de la Sarre et la troisième année à la faculté de droit de l’Université de Grenoble.


> Y a-t-il une sélection à l’entrée de L1 ?

Oui pour être sélectionné, il faut soit avoir obtenu l’Abibac, soit avoir suivi l’allemand en tant que LV1 au collège et au lycée.


> Est-ce que je peux être sélectionné si je n’ai suivi que 3 années d’allemand au lycée ?

Non. Afin de pouvoir être sélectionné il faut soit avoir obtenu l’Abibac, soit avoir suivi l’allemand en tant que LV1 au collège et au lycée.


> Est-ce que ce parcours franco-allemand est réservé aux élèves ayant un parent allemand ?

Non il suffit d’avoir un très bon niveau d’allemand résultant d’un apprentissage approfondi de l’allemand au collège et lycée.


> Est-ce que je ne vais pas être perdu en troisième année à Grenoble si je n’ai pas suivi les cours de droit français pendant les deux premières années ?

Non, car pendant les deux premières années à l’Université de la Sarre, un tiers des enseignements portent sur le droit français et sont dispensés en français par des enseignants français.


> Quels sont les débouchés de ce parcours franco-allemand ?

Les mêmes débouchés de la licence de droit mais en plus les métiers tournés à l’international. Par ailleurs, la maitrise des droits allemands et français est très recherchée par les avocats et entreprises. Cette formation ouvre donc à ses étudiants à la fois les marchés de l’emploi français et allemand.


> Ce parcours franco-allemand est-il plus difficile que le parcours de droit normal de licence ?

Oui cela exige, en plus de la maîtrise de l’allemand, une capacité de travail importante pour pouvoir suivre les cours de droit allemand et de droit français en parallèle. Par ailleurs, une grande autonomie et adaptabilité sont nécessaires pour appréhender sereinement les deux premières années à l’étranger.
S'il vous reste des questions auxquelles la FAQ ci-dessus ne vous a pas permis de répondre, veuillez contacter Mme Chevallier-Govers, responsable pédagogique du parcours franco-allemand, à l'adresse mail suivante : constance.chevallier-govers@univ-grenoble-alpes.fr